UN JOUR, UN TEXTE # 19

LUNDI 26 MAI 2014

Eaux des spasmes, lunes que les eaux redisent.
Nul ne sait si les lunes que l’on voit battent du battement des eaux, ou bien si les eaux battent
par cet essor de la liesse
des lunes. Et le monde, miroir éveillé de lunes par où
les eaux débordent, est-ce moi qui le contemple,
est-ce lui qui me contemple,
ou sommes-nous l’un l’autre ? Nous vivons par le pouvoir
des images. Dans le sang, l’innocence,
la sévère splendeur, la crispation intime et une matière cardiaque réciproque.
– Les souffles me traversent de nom en nom.

Herberto HELDER (1930-2015)
Science ultime, Lettres Vives, 1993
Traduction de Laura Lourenço et Marc-Ange Graff

Un commentaire

  1. Je me contente (ais) de la poésie francophone ou encore anglophone, persuadée que dans les traductions, trop souvent quelque chose se perd (le rythme qui constitue l’ossature du poème et même souvent la couleur des mots …) mais les quelques citations que j’ai pu lire ici me donne l’envie d’aller plonger plus avant chez leurs auteurs ( Après tout, même pour les Nouilles, il n’est jamais trop tard pour changer d’avis !)

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