UN JOUR, UN TEXTE # 262

SAMEDI 24 JANVIER

AUJOURD’HUI ET DEMAIN

Je ne suis qu’une étincelle
du grand feu. Et de même que je fus
allumé dans les ténèbres
je m’éteindrai un soir.

Je suis le murmure de la vague
à cet instant, tandis que
d’autres naissent, s’emplissent,
et que leurs aînées dorment.

Je suis la feuille
qui tremble dans ce printemps.
Une autre année,
tu vacilleras dans la tempête.

Je suis celui qui veille, celui
qui possède, l’œil qui voit,
la goutte où se mire à présent
l’état du ciel.

Je vis, je brûle,
je ne sais pourquoi –
Empli de fleurs, de femmes,
le monde m’appartient aujourd’hui.

Tu posséderas toute la beauté
sur cette terre quand je l’aurai quittée
depuis longtemps et que les traces
de mes pas auront disparu.

Olav H. HAUGE (1908-1994)
in Revue Conférences N°32, 2011
Traduit du norvégien par François Monnet

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s