UN JOUR, UN TEXTE # 414

JEUDI 25 JUIN

ABSTRAIT PALPABLE

J’ai donné mon épaule nue
à la nuit, quand les étoiles
ouvraient l’espace de leurs dents
parmi les inquiétudes célestes
je chantais alors une chanson lente
syllabée, presque comme si les mots
bousculaient la langue
transmuant saisons, brouilles et vérités absolues,
et, souliers sur les yeux,
j’allais liant, déliant sous le ciel
des montagnes de théorèmes
ou de menues poésies.

Massimo PASTORE
Gesù dei Carruggi, 2001, inédit en français
Traduit de l’italien par Valérie Brantôme

Un commentaire

  1. Massimo PASTORE , un autre martien ? Merci Alexandre, j’aime beaucoup (ou plutôt) j’aurais beaucoup aimé l’écrire …

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