UN JOUR, UN TEXTE # 507

SAMEDI 26 SEPTEMBRE

Touche ma main toi qui n’as plus de main
Toi qui n’as plus de bouche – ni d’yeux
Ni. Quoiqu’il te reste – tu restes toi
Et de toi ce que nous fûmes.
Et c’est bien assez sans doute quand
Dans le métro – ou dans
Je ne sais quel couloir
Je croise quelqu’une de nos amies
Et que celle-ci me voit – et me parle
Et me dit ce qu’il faut dire en de telles
Occasions. Et que je me tais – et que je pars.
N’ignorant que le jeu de faire
Comme il faudrait. Ah mais comment crier ?
Comment dire que tout ceci n’a plus
De sens. Que tu es celle et que.
Non tu n’es plus mais demeures
Ici comme jamais
Tu ne fus.

Jean-Baptiste ARRAULT (?)
Tout s’est tu – semble-t-il, Éditinter, 2005

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