UN JOUR, UN TEXTE # 933

JEUDI 24 NOVEMBRE

ENFANTS

mon fils / toi qui tant nais de cette lumière
tes lettres ont des fièvres dont je ne sais rien /
et ne saurai jamais rien /
on dirait des oiselets qui volent avec ta sérénité /
des astres que tu as jetés en l’air et que personne ne voit /
moi je ne les vois pas ni ne les voit ma douleur incertaine /
tu pensais à une vie plus propre que celle-ci /
une vie qu’on pouvait laver /
étendre au soleil de ta bonté /
une vie pleine de visages comme des voyages

Juan GELMAN (1930-2014)
Cela (1983-1984), Gallimard, 2014
Traduit de l’espagnol par Jacques Ancet

[Source : lecture personnelle]

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