UN JOUR, UN TEXTE # 1114

MERCREDI 24 MAI

V

J’ai couru d’abord; j’étais jeune;
Et puis je me suis assis:
Le jour était doux et les meules
Étaient tièdes, et ta lèvre aussi;

J’ai marché, j’étais grave,
Au pas léger de l’amour;
Qu’en dirai-je que tous ne savent?
J’ai marché le long du jour;

Et puis, au sortir de la sente,
Ce fut une ombre, soudain:
J’ai ri de ton épouvante;
Mais la nuit m’entoure et m’étreint.

Francis VIELÉ-GRIFFIN (1864-1937)
La Partenza, 1899

[Texte découvert sur le site « Un jour Un poème », voir le lien ci-dessous]
http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/jai-couru-dabord-jetais-jeune

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s