UN JOUR, UN TEXTE # 1143

JEUDI 22 JUIN

Vient le désir de ne pas peser sur le jour
plus que le rayon de la lumière sur les livres, la table,
les outils de notre travail.
De vivre devant les choses avec un air d’absence
que donnent les grandes fatigues,
cet air de ne pas y être attaché qui les rend libres.
Amarres lâchées,
c’est alors que le monde paraît généreux, large.
Et la conscience s’allume, çà et là aux angles des meubles,
elle n’a que ce poids, rêvé, de la lumière.

Judith CHAVANNE (née en 1967)
La Douce aumône, Empreintes, 2001

[Texte découvert sur le site « le PRINTEMPS des POÈTES », voir le lien ci-dessous]
http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=poetheque/poetes_fiche.php&cle=641&nom=Judith%20Chavanne

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