UN JOUR, UN TEXTE # 1144

VENDREDI 23 JUIN

COURSE

On peut regarder de travers
Tous ceux qui passent sous l’averse
Les voix qui criaient à l’envers
Et les animaux en détresse
À peine relevés du ciel
Sous les têtes tranchées aux lames des rayons
Quand le soleil fond sur les larmes
Que les yeux perdent leur aplomb
Dans les yeux qu’ils regardent
La chute au fond de la raison
Le tonnerre des voix qui grondent
Sous la voûte éclatante où s’engouffre le monde
La terre était pleine de trous
Le ciel restait toujours limpide
Et les mains cherchaient dans le vide
L’horizon qui n’existe pas

Pierre REVERDY (1889-1960)
Plupart du Temps (Les Ardoises du toit – 1918), Gallimard, 1945

[Source : lecture personnelle]

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s