UN JOUR, UN TEXTE # 1240

MERCREDI 27 SEPTEMBRE 2017

CENDRES DE SISYPHE

J’ai vu le soubresaut.
Dans ce bois de lames et de gants
tu as touché chaque chose comme
un cri.

Et tu as aimé ma bouche
comme on tranche
les veines du silence.

Si le vent te jette
entre les feuilles et la cendre
c’est toujours la même voix qui ne pardonne pas

la même loi
le même labyrinthe.

Armando Silva CARVALHO (1938-2017)
Anthologie de la poésie portugaise contemporaine (1935-2000), Gallimard, 2003
Traduit du portugais par Michel Chandeigne

[Source : lecture personnelle]

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