UN JOUR, UN TEXTE # 1750

LUNDI 18 FÉVRIER 2019

IL A NEIGÉ TANT DE SILENCE (extrait)

Sans autre signe, sans nul autre prologue
que la nuit, sertir l’espoir
du monde dans l’amande du poème.
Mais en cet enclos si précaire,
qui saurait lire en filigrane l’éternel ?
Quelle lumière filtre et graine
dans l’inflexion d’une voix si ténue ?
Langes ou linceul, naissance ou deuil,
comment traduire ce que les mots recèlent ?
Il a neigé tant de silence
sur la page, que ce qui fut jadis écrit
porte le sceau des sans-visage.

Gilles BAUDRY (né en 1948)
Il a neigé tant de silence, Rougerie, 1985

[Source : lecture personnelle]

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